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20.10.2023 | Les bases de notre mise en récit

Vendredi 20 octobre 2023 de 9h30 à 12h30 s'est tenue la première rencontre du groupe de travail sur lamise en récit, en présence de: Mélanie J.,Marie G., Elisa, B., Nadine A., Mathieu B. Cette séance s'est déroulée au PETR Ariège.

Un grand merci à tous !!

Le déroulé de la séance était le suivant:

  • Présenter les origines, le contexte et les objectifs de la mission de « mise en récit des transitions » sur le PETR Ariège
  • Présenter le cadre méthodologique de la mission du stage et les premiers résultats
  • Poser les bases du récit pour le PETR Ariège

On s'aligne sur ce que l'on entend par mise en récit

Nous n'avons pas eu trop de difficultés pour nous entendre sur ce que le mise en récit était pour nous.

Il s'agit d'une façon de raconter des histoires de manière sensible et poétique, par des sons, des mots, des gestes, en cohérence avec un récit rassembleur qui rend compte de la diversité des trajectoires, celles qui sont déjà visibles mais surtout les plus discrètes, que l'on ne voit ou que l'on n'entend pas. Cette façon de raconter vient percuter des récits dominants de manière poétique. Elle fait émerger une parole intime, libre, sans attente, loin des récits formatés déjà inscrits en chacun de nous. Elle invite à sortir de la dramaturgie dans laquelle on enferme trop souvent nos histoires, pour aller au plus intime de nos ressentis.

Le récit de notre projet

Il n'a pas été aisé de dessiner le récit et la trajectoire de notre projet parce que nous avons eu des difficultés en premier lieu à définir ce qu'était notre projet.

Nous savons que le projet que nous souhaitons mettre en récit c'est le projet de territoire du PETR Ariège en faveur de la coopération territoriale, de la transition écologique et de la justice sociale. Mais ce projet en soi n'est qu'une feuille de route technico-politique qui permet de signer des conventions financières avec nos partenaires de la Région, de l'Etat et de l'Europe. Il est un outil de contractualisation, élaboré conjointement sous la forme d'ateliers participatifs. Mais est-ce vraiment cela que l'on souhaite mettre en récit ? Est-ce vraiment l'histoire d'une feuille de route ? N'est-ce pas plutôt raconter la façon dont l'équipe du PETR (élus, professionnels, habitants) souhaitent inventer un nouveau chemin pour passer d'un projet technico-politique à un projet participatif ?

Autrement dit, c'est un processus réflexif dans lequel le PETR comprend qu'il a conçu une stratégie descendante. Désormais il va se questionner différemment : où sont les habitants dans notre histoire ? Comment les rencontrer ? Comment les raconter ?

Au final, l'histoire que l'on veut raconter c'est l'histoire d'axes stratégiques, d'ambitions politiques écrites qui se tranforment en un Forum des projets de la transition pour croiser cette ambition avec des actions et des acteurs qui les portent, pour finalement aboutir à une volonté d'écrire une multitude d'histoires d'individus qui portent des envies, des idées, des projets, des initiatives dans le but d'offrir de nouvelles propositions pour vivre et habiter le territoire.

En retour, ces histoires vont dessiner un nouveau récit pour le territoire.

La matière du récit ce sont nos échecs, c'est tout ce qui ne s'est pas passé, tous ceux qui ne sont pas venus à nos rencontres. Et nos réussites : les échanges de bonnes pratiques, l'entraide, les coopérations, les projets et les acteurs devenus visibles.

Il y'a le fil, les intentions du projet de territoire et des forums et il y'a l'histoire de la mise en récit, sa mise en abyme. La mise en récit sert à embarquer plus de monde dans le projet de territoire, qu'il y'ait plus de sensibilité dans les transitions et notamment auprès des élus, qu'ils comprennent que c'est déjà une réalité sur le territoire. Pour embarquer les gens, il faut les inclure. Dans notre histoire, ils n'apparaissent pas encore. Tout un pans de personnes qui ne sont pas inclues depuis le départ ne vont pas se sentir concernées. Il manque dans notre trajectoire des pôles d'acteurs. La mise en récit est une action participative qui permet de lier le fond et la forme.

Pourquoi ne pas dessiner des profils types des personnes qui n'ont pas participé, qui ont participé à un seul Forum, ou à deux...

Le récit de notre projet

Les éléments de notre picth

Il était une fois en Ariège des personnes agissant pour améliorer la vie des habitants. Ils dessinèrent un chemin commun qu'ils ont voulu partager avec un plus grand nombre. Une première fête a été organisée avec d'autres habitants qui menaient des initiatives plus locales en faveur d'une meilleure façon d'habiter le territoire. Cette première rencontre fut un succès. Mais tout le monde n'était pas là. Les habitants se sont demandés comment élargir, comment toucher des personnes plus diverses, comment embarquer le plus de monde possible. Alors, ils se sont dits il faut raconter tout ça. S'est posée la question de comment donner envie, comment soutenir, comment s'impliquer chacun, comment créer du lien, comment rendre compte de manière sensible toutes les belles choses qui se passent sur le territoire.

Le picth du récit de notre projet appropriable par tous

Il faut incarner notre récit. A ce stade, il n'y a  pas d'incarnation. On voit la trajectoire, on comprend la temporalité. Mais il faut essayer de trouver une trajectoire plus émotionnelle. Tout ce qui s'est noué d'un point de vue émotionnel durant ces rencontres ça se raconte. Les mots sont importants. Le doute, les projets qui n'ont pas abouti, les connexions qui ne se sont pas traduites en projets.... tout cela peut donner naissance à d'autres rencontres, à d'autres outils. La note t'intention, notre synopsis n'est pas encore suffisamment clair.

Vendredi 24 novembre de 14h à 17h

Deuxième rencontre du groupe de travail pour concevoir la stratégie de mise en récit.